Alors qu’Anfield ou l’Etihad Stadium s’inquiètent pour le titre, le nord de Londres retient son souffle pour une raison bien plus sombre : la survie. Après une nouvelle déconvenue face à Crystal Palace, Tottenham s’enfonce dans une crise historique.
Ce qui était une mauvaise passe sous Thomas Frank s’est transformé en un véritable naufrage statistique sous l’intérim d’Igor Tudor. À neuf journées de la fin, le spectre de la relégation n’est plus une théorie farfelue, mais une probabilité de 14 % selon Opta.
L’illusion du changement
Lorsque la direction des Spurs a limogé Thomas Frank le vendredi 13 février, le club occupait la 16ème place avec cinq points d’avance sur la zone rouge. L’arrivée d’Igor Tudor devait agir comme un électrochoc. Résultat ? Un court-circuit total. Depuis sa nomination, Tottenham est devenu, statistiquement, la pire équipe de Premier League.
Le bilan catastrophique des Spurs sous l’ère Tudor :
L’optimisme déroutant de Tudor
Malgré ces chiffres qui donnent le vertige aux supporters, Igor Tudor a tenu des propos qui ont laissé de nombreux observateurs perplexes après la défaite contre les Eagles.
« Cela peut paraître étrange, mais après ce match, j’y crois davantage qu’avant. J’ai vu quelque chose. J’ai vu que les gars ont tout donné. Il faut qu’on reste soudés. » — Igor Tudor (BBC Football)
Si le coach croate voit « quelque chose », les algorithmes d’Opta, eux, voient surtout un danger imminent : les chances de relégation ont presque doublé, passant de 8 % à 14 % en un seul match.
Un terrain autrefois « sacré », désormais hostile
Le mal est profond, et il ne date pas d’hier. Tottenham n’a remporté que deux maigres victoires à domicile cette saison (Burnley et Brentford). Avec seulement 31 points pris à domicile depuis le début de la saison 2024-25, les Spurs affichent le pire bilan des équipes présentes dans l’élite sur cette période. Seuls les Wolves (20) ont perdu plus de matchs à la maison que Tottenham (19).



