Le président de la FIFA vacille sous la pression populaire. Une pétition massive réclame des comptes au patron du football mondial pour ses liaisons politiques douteuses.
Une plainte historique de 100 000 citoyens
La colère gronde. Plus de 100 000 personnes ont signé une plainte officielle contre Gianni Infantino. Ce document explosif a été transmis directement au comité d’éthique de la FIFA. C’est l’organisation Fair Square qui mène cette campagne nommée « Reboot Fifa ». Elle dénonce des dérives graves.
Selon les informations de The Guardian, le dirigeant est accusé d’avoir abusé de son pouvoir. La plainte pointe aussi un viol flagrant de son devoir de neutralité politique et de loyauté. Cette initiative citoyenne reçoit un soutien de poids. La fédération norvégienne de football et 50 parlementaires européens appuient la démarche.
Une première plainte déposée en décembre dernier était restée sans réponse de la part du comité d’éthique. Aujourd’hui, Fair Square exige une action rapide, transparente et rigoureuse face à l’inquiétude grandissante du public.
L’ombre de Donald Trump et l’affaire Balogun
Les griefs sont précis. Huit incidents distincts ciblent la relation d’Infantino avec l’ancien président américain Donald Trump. On y retrouve l’annulation surprenante du carton rouge reçu par l’attaquant américain Folarin Balogun. Trump a admis avoir demandé personnellement à la FIFA de réexaminer ce cas.
Le dossier cite également d’autres faits marquants. On y retrouve l’attribution d’un prix de la paix de la FIFA à Donald Trump. Infantino s’est aussi impliqué dans le Conseil de la paix au Moyen-Orient de Trump. Sa promesse publique de travailler avec lui pour rendre le monde « great again » est pointée du doigt. S’y ajoute le fiasco du projet avorté Fifa Forward Enterprise (FFE).
La défense de la FIFA face à la fronde de l’UEFA
La réplique de l’instance internationale ne s’est pas fait attendre. La FIFA dénonce une campagne coordonnée pour saper l’autorité de son président. Selon elle, ses détracteurs utilisent la désinformation et l’insinuation. Ils n’auraient pas le soutien des associations membres.
Pourtant, la tempête fait rage. Infantino vise un quatrième et dernier mandat l’année prochaine. Mais l’opposition grandit au sein même du football. L’UEFA réclame ouvertement son départ. L’instance européenne veut lancer des poursuites pénales aux États-Unis concernant le projet FFE. Des critiques montent aussi d’Asie et de la Concacaf. Le pouvoir d’Infantino tremble.


