Le football britannique est en deuil. John Robertson, l’un des plus grands ailiers de l’histoire du jeu, est décédé à l’âge de 72 ans. Héros des deux sacres européens de Nottingham Forest et icône de la sélection écossaise, il restera comme l’homme qui a transformé les rêves de Brian Clough en réalité.
🏆 L’homme des finales européennes
Si Nottingham Forest a dominé l’Europe à la fin des années 70, il le doit en grande partie au talent pur de Robertson rappelle BBC Football.
- Le centre historique : En 1979, c’est lui qui délivre le centre parfait pour la tête de Trevor Francis, offrant la première Coupe d’Europe au club face à Malmö.
- Le buteur de 1980 : L’année suivante, il inscrit lui-même l’unique but de la finale contre le Hambourg de Kevin Keegan, permettant aux Reds de conserver leur trône européen.
- Un palmarès vertigineux : À Forest, il a tout gagné : le championnat d’Angleterre, deux Coupes d’Europe, deux Coupes de la Ligue et la Supercoupe de l’UEFA.
🎨 Le « Picasso » de Brian Clough
La relation entre Robertson et son entraîneur Brian Clough est entrée dans la légende. Clough, connu pour son exigence, décrivait son ailier comme un « Picasso du football ». Pourtant, au début, rien n’était gagné. Clough le voyait comme un joueur « négligé et en mauvaise condition physique ». Mais il a su polir ce diamant brut pour en faire, selon ses mots, « l’un des meilleurs joueurs que j’aie jamais vus, aussi bon que les Brésiliens ». Son capitaine John McGovern allait même plus loin en le comparant à un « Ryan Giggs, mais avec deux bons pieds ».
🏴 Un destin au service des autres
Après sa carrière de joueur (28 sélections avec l’Écosse, dont un but mémorable contre l’Angleterre en 1981), Robertson a brillé dans l’ombre en tant qu’adjoint fidèle de Martin O’Neill. Ensemble, ils ont mené le Celtic Glasgow vers des sommets (trois titres de champion, une finale de Coupe UEFA) et ont stabilisé Leicester City et Aston Villa parmi l’élite anglaise.
✍️ L’analyse de la rédaction : La fin d’une époque romantique
Le décès de John Robertson marque la disparition d’un football d’une autre époque, où le talent pur et l’instinct primaient sur les données physiques. Élu « plus grand joueur de l’histoire de Nottingham Forest » par les supporters en 2015, il représentait cette classe ouvrière écossaise devenue reine d’Europe. Son départ laisse un vide immense à City Ground, où son nom sera à jamais synonyme de l’âge d’or du football anglais.



