Le football anglais tremble sur ses bases après un séisme sans précédent. Manchester City a officiellement déposé son appel pour contester sa condamnation historique concernant ses infractions financières.
Une contre-attaque juridique explosive
Le verdict initial était lourd. Une commission indépendante a jugé le club coupable de graves violations des règles financières de la Premier League. Pour les dirigeants de City, cette décision n’est qu’une simple opinion truffée d’erreurs matérielles de droit. Ils clament leur innocence totale.
Le géant anglais a réagi vite. L’appel a été déposé le jeudi 1er octobre 2026 à 19h précises. Selon les informations partagées par Sky Sports, les champions en titre accusent la commission d’avoir commis des fautes fondamentales de principe et de fait.
L’enquête initiale a duré huit ans. Les accusations de la Premier League remontent à février 2023. La commission d’enquête reprochait au club d’avoir gonflé artificiellement ses revenus de 830 millions de livres sterling entre 2009/10 et 2017/18. Des contrats de sponsoring fictifs avec des partenaires commerciaux sont au centre de l’affaire. City rejette ces accusations en bloc et promet de se battre sans relâche.
La bataille du calendrier et des millions
Une nouvelle règle s’applique cette saison. Le processus d’appel doit normalement se régler en seulement douze semaines. L’audience doit durer cinq jours au maximum. Tout pourrait se décider juste avant Noël. C’est un rythme d’enfer.
Mais les avocats préparent une parade. Le club a été inculpé en 2023 pour des faits très anciens. Les défenseurs de Manchester City estiment que ces nouvelles règles rapides ne devraient pas s’appliquer rétroactivement à ce dossier. Le verdict final de l’appel pourrait donc être décalé au-delà de la fin janvier.
Un autre débat fait rage sur l’origine des fonds injectés. City est détenu majoritairement par Newton Investment and Development LLC, propriété de Sheikh Mansour bin Zayed Al Nahyan. Le club affirme que le financement controversé provenait du gouvernement d’Abou Dabi et non de ses propriétaires directs. Cet argument avait été balayé par la première commission. Elle l’avait qualifié d’explication inventée après coup.
Le bras de fer est total. Les supporters retiennent leur souffle. Une nouvelle commission d’appel de trois personnes va de nouveau trancher cette affaire explosive. L’audience se tiendra à huis clos. Rien n’est encore joué.



