C’est un coup de tonnerre pour les champions d’Angleterre. Manchester City fait face à un document très embarrassant dans sa tentative de laver son nom.
Un mensonge démasqué par leur propre sponsor ?
Le club conteste sa culpabilité face aux graves accusations qui pèsent sur lui. Les Citizens ont fait appel après avoir été reconnus coupables de plus de 100 infractions aux règles financières de la Premier League. Pour se défendre, le club affirme que les fonds supplémentaires de ses contrats de sponsoring provenaient directement du gouvernement d’Abou Dabi. Ils réfutent ainsi tout lien avec leurs propriétaires majoritaires, Abu Dhabi United Group (ADUG). Pourtant, une déclaration d’Etihad Airways datant de 2015 sème le doute. Selon des informations révélées par Sky Sports, cette note officielle contredit totalement la version actuelle du club.
Le document de 60 pages a été soumis à l’époque aux ministères américains du Commerce et des Transports. Le sponsor principal de Manchester City y niait catégoriquement recevoir des subventions publiques faussant la concurrence. L’entreprise y affirmait noir sur blanc avoir payé son partenariat de dix ans grâce à ses propres liquidités. C’est un problème immense pour la défense des Citizens. James Horgan, ancien directeur général d’Etihad, avait d’ailleurs soutenu cette version devant le Tribunal arbitral du sport. Il assurait alors que les paiements provenaient bien des fonds propres de la compagnie aérienne.
La commission indépendante a déjà rejeté les explications du club. Elle qualifie cette nouvelle ligne de défense de scénario inventé tardivement. Les juges estiment que cette stratégie sert uniquement à masquer un système de financement déguisé. Ce stratagème porterait sur un montant colossal de 830 millions de livres sterling, réparti sur neuf saisons entre 2009 et 2018.
Une guerre des procédures lancée par les avocats
La course contre la montre a débuté. L’appel officiel a été déposé ce jeudi à 19 heures. Selon le règlement de la Premier League, la procédure doit être bouclée en douze semaines. L’audience ne peut pas durer plus de cinq jours consécutifs. Le nouveau panel de trois personnes aura ensuite 30 jours pour rendre son verdict. Cette décision finale devrait tomber avant la fin du mois de janvier. C’est extrêmement rapide.
Les avocats du club refusent pourtant de se soumettre à ce calendrier serré. Ils affirment que ces règles accélérées n’existaient pas lors de leur mise en accusation en 2023. Les débats juridiques risquent donc de s’éterniser bien au-delà de l’hiver. La bataille s’annonce longue et intense. Le football anglais retient son souffle.



