Le verdict est tombé pour Manchester City concernant les infractions financières. Mais où a fini l’argent injecté pour bâtir cet empire ?
Des comptes gonflés et un marché secoué
La commission indépendante a tranché. Manchester City a fraudé. Entre 2009 et 2018, le club a gonflé ses comptes de plus de 900 millions de livres. Durant cette période, les Skyblues ont dépensé environ 1,2 milliard de livres sur le marché des transferts.
Cet argent a coulé à flots. Il a irrigué le football mondial. Selon une enquête de BBC Sport, 46 clubs différents dans 19 championnats ont reçu des indemnités de transfert de la part des dirigeants de City.
La Premier League en a profité en priorité. Plus d’un quart des dépenses y a été injecté. Huit clubs de l’élite anglaise ont vendu des joueurs à Manchester City. Les prix ont grimpé pour tout le monde. Pourtant, ces sommes folles n’ont pas toujours fait le bonheur des vendeurs.
La malédiction du pactole pour Wolfsburg et Monaco
Avoir les poches pleines pousse à l’erreur. Wolfsburg peut le confirmer. Après la vente de Kevin de Bruyne, le club allemand a recruté Julian Draxler pour la moitié de la somme. Le déclin fut rapide. Wolfsburg a chuté de la deuxième à la huitième place en Bundesliga, frôlant la relégation les saisons suivantes.
Le constat est encore pire pour l’AS Monaco. Les ventes de Benjamin Mendy et Bernardo Silva devaient pérenniser le projet. Les remplaçants Terence Kongolo et Keita Balde ont échoué. Monaco est passé d’un titre en Ligue 1 et d’une demi-finale européenne à une lutte terrible pour le maintien en deux ans.
Pour d’autres clubs, l’absence de transferts a pesé lourd. Au Portugal, Benfica et Porto ont reçu des millions de City. Le Sporting Portugal, lui, n’a rien touché. Coïncidence ou non, le Sporting n’a remporté aucun titre de champion durant cette ère.
Des miettes dorées pour les divisions inférieures
Certaines équipes modestes ont souri grâce aux clauses de revente. Barnsley a récupéré environ 7 millions de livres lors du départ de John Stones d’Everton. À ce jour, ils n’ont jamais vendu un joueur pour une somme aussi élevée.
De même, Queens Park Rangers a empoché 9 millions de livres sur le transfert de Raheem Sterling. De l’argent inattendu. Mais le terrain reste impitoyable. QPR n’est jamais revenu dans l’élite anglaise depuis.
Cette ère de dépenses illégitimes a profondément modifié l’économie du football. Les effets de cette injection massive de cash continueront de résonner pendant des décennies.


