Décimé par les blessures, Blackburn Rovers doit s’en remettre à ses jeunes de l’académie pour survivre en Championship. L’entraîneur Tony Mowbray refuse pourtant de les envoyer au casse-pipe sans protection.
Un banc ultra-jeune face à la réalité physique
Le week-end dernier, la défaite 2-1 contre Preston a mis en lumière l’état d’urgence chez les Rovers. Tony Mowbray a dû composer avec un banc comprenant cinq adolescents pour seulement trois joueurs expérimentés.
Le jeune attaquant de 17 ans, Harvey Higgins, a disputé les 16 dernières minutes de la rencontre. D’autres espoirs, à l’image du jeune milieu de 18 ans Frank Vare, attendent également leur chance. Ils devront d’abord prouver qu’ils peuvent résister à l’intensité de la Championship selon BBC Sport.
Mais le technicien reste très prudent. Le football professionnel est impitoyable. C’est un monde d’hommes. Les adversaires ne font aucun cadeau. Ils luttent pour gagner leur vie. Ils n’hésiteront pas à vous marcher dessus.
Pour Mowbray, certains jeunes possèdent un grand talent technique. Ils n’ont toutefois pas la caisse physique pour affronter des adultes. Il souhaite donc les intégrer très progressivement. Il refuse de les exposer uniquement pour faire plaisir aux observateurs. Les adolescents sont sur le banc par pure nécessité.
Le casse-tête du mercato et de la fatigue
Face à cette pénurie, Blackburn s’apprête à affronter Sheffield United mardi soir. Le manager étudie de près le marché des joueurs libres pour tenter de renforcer son effectif rapidement.
Les supporters lui soumettent de nombreux noms à la sortie du stade. Pourtant, Mowbray refuse de recruter simplement pour faire le nombre. Le profil doit correspondre aux besoins du groupe.
L’enchaînement des matchs pose aussi un énorme problème. Jouer six rencontres en l’espace de 18 jours empêche tout travail tactique approfondi. L’équipe ne fait presque aucun entraînement physique sérieux depuis deux semaines.
C’est frustrant pour lui. Impossible de mettre en place sa propre identité de jeu sans entraînement régulier. La répétition est pourtant sa méthode depuis 20 ans.
L’objectif immédiat reste clair. Il faut serrer les dents. Le club doit absolument survivre jusqu’à la trêve internationale pour récupérer des forces. Mowbray espère ensuite attaquer le championnat avec un groupe solide, des joueurs rétablis et enfin plus de choix sur le banc.



