Il y a quinze ans jour pour jour, Bournemouth perdait à domicile contre Bury en troisième division. Ce jeudi, les Cherries reçoivent l’AC Milan en Ligue Europa pour un choc irréel.
Du cauchemar de la troisième division aux sommets européens
L’histoire est grandiose. Les supporters peinent à réaliser. Le fan Kirk Tovey se pince pour y croire. Il se rappelle des déplacements à Oldham Athletic ou Hartlepool United. L’époque était sombre. Le club luttait contre la liquidation en 2008. Il occupait la vingt-et-unième place en League Two en 2009. L’ascension reste incroyable.
Tony Pulis a joué et entraîné l’équipe. Il s’est confié à BBC Sport. Selon lui, son ancienne formation vit un rêve. Le rachat par le milliardaire américain Bill Foley en 2022 a tout changé. Bournemouth s’appuie désormais sur des installations de pointe. L’effectif professionnel se dépense sans compter à chaque rencontre.
Un choc magique au Vitality Stadium
Le plus petit stade de Premier League s’apprête à faire le plein. Plus de 12 000 spectateurs s’entassent dans les tribunes. La récente victoire 3-0 contre Sturm Graz avait déjà établi un record de présence ce siècle. Face aux Anglais, l’AC Milan se présente avec Ruben Amorim sur le banc. Le club italien possède sept couronnes européennes. La magie de l’affiche reste intacte.
La présence du vétéran Luka Modric ravit le public local. Le joueur de 41 ans compte six Ligues des champions avec le Real Madrid. Il a affronté les Cherries lors d’un match d’exhibition en 2013 aux côtés de Cristiano Ronaldo. En face, Ruben Loftus-Cheek se réjouit de ce rendez-vous. Le milieu anglais confirme que Bournemouth mérite sa place sur la scène continentale.
Des couleurs partagées et un hommage historique
Les deux équipes partagent le même maillot. Dans les années 1970, l’entraîneur John Bond avait adopté les rayures rouges et noires. Il admirait la domination milanaise. La formation s’est aussi rebaptisée AFC Bournemouth en 1972. Le but était de devancer Arsenal dans l’ordre alphabétique. La malice continue de faire sourire.
L’ancien milieu Joe Partington rappelle le chemin parcouru. L’équipe s’entraînait autrefois dans un parc public. Les supporters traversent désormais ce parc pour assister aux matchs de la Ligue Europa. Le conte de fées continue.


