La première de Thomas Tuchel à Wembley s’est soldée par une défaite frustrante contre l’Espagne (3-2). Malgré une réaction courageuse, les Three Lions ont affiché leurs limites face aux champions du monde.
Le penalty manqué de Harry Kane et les erreurs défensives
Le match a débuté de la pire des manières. Dès la deuxième minute, Lamine Yamal a profité d’une bévue de Marc Guéhi pour ouvrir le score. La Roja a tout de suite mis la pression.
Mais les Anglais ont du répondant. En quatre minutes de folie avant la pause, l’Angleterre a renversé la vapeur. Anthony Gordon a égalisé sur un contre éclair. Puis, Harry Kane a placé une tête imparable pour donner l’avantage aux siens.
Le tournant du match intervient en seconde période. Kane glisse. Il rate son penalty. Le break s’envole.
L’Espagne a immédiatement puni ce manque de réalisme. Suite à une passe manquée de Nico O’Reilly, Alex Baena a égalisé. Ce même Baena a ensuite servi Mikel Oyarzabal pour le but de la victoire.
Le débat brûlant entre Anthony Gordon et Roy Keane
Après le match, les avis divergeaient fortement. Anthony Gordon a estimé que l’écart entre les deux nations n’existait pas. « Je ne pense pas qu’il y ait un fossé », a confié l’attaquant au micro d’ITV Sport, relayé par Sky Sports. Selon lui, l’Angleterre est une équipe de très haut niveau.
Ce n’est pas l’avis de tout le monde. Loin de là. Le consultant Roy Keane a immédiatement répliqué sur le plateau de la télévision britannique. « Je ne suis pas d’accord avec Gordon, je pense qu’il y a un fossé », a-t-il tranché de manière cinglante.
Pour l’ancien milieu de terrain, le statut de l’Espagne parle de lui-même. Ils sont champions du monde et champions d’Europe en titre.
La réaction lucide de Thomas Tuchel
De son côté, le nouveau sélectionneur anglais a ciblé les approximations de ses joueurs. Thomas Tuchel a regretté des erreurs trop nombreuses à ce niveau. Pour lui, le réalisme espagnol dans les vingt derniers mètres a fait la différence.
La Roja enchaîne ainsi un 39e match consécutif sans défaite. Pour l’Angleterre, le chantier reste immense avant de retrouver les sommets européens.


