Le règne absolu des géants anglais touche-t-il à sa fin sur le terrain ? Une redistribution des cartes bouscule désormais la hiérarchie du championnat le plus riche de la planète.
Un classement totalement chamboulé en Angleterre
Le concept du Big Six vacille. Pendant des années, Arsenal, Chelsea, Liverpool, Manchester City, Manchester United et Tottenham régnaient en maîtres. Les choses ont changé. Le terrain raconte une tout autre histoire aujourd’hui.
Les chiffres frappent fort. Selon les informations de BBC Sport, Tottenham a terminé dix-septième lors des deux dernières saisons. Les Spurs occupent la deuxième place en partant du bas avec trois points après six matchs sans victoire. Manchester United pointe au treizième rang et Liverpool se classe neuvième en ce début d’exercice.
La domination collective baisse. Sur les six dernières saisons, une seule campagne a vu le Big Six verrouiller les six premières places. Des équipes comme Brighton, Brentford ou Everton s’invitent désormais parmi les meilleurs. C’est un changement brutal.
Des modèles de gestion bien plus intelligents
Comment expliquer cette révolution ? L’argent joue un rôle. La reprise de Newcastle par le Fonds d’investissement public d’Arabie saoudite pour 305 millions de livres en 2021 a propulsé le club de la onzième à la quatrième place.
D’autres réussissent grâce à des idées brillantes. Brighton utilise la data avec succès. Le club achète de jeunes talents à petit prix avant de les revendre. Moisés Caicedo est arrivé pour 4 millions de livres avant de repartir à Chelsea contre 115 millions. Marc Cucurella et Alexis Mac Allister ont aussi généré de belles plus-values.
Le directeur sportif Mike Cave souligne l’efficacité de cette méthode d’analyse pour repérer les pépites mondiales. Les recrues arrivent vite. Les résultats suivent immédiatement.
L’instabilité chronique bat son plein
Les cadors paient aussi leur instabilité. Depuis la retraite de Sir Alex Ferguson en 2013, Manchester United cherche sa formule. Le club a consommé quatre entraîneurs permanents depuis la saison 2020-2021.
La valse des coachs est pire ailleurs. Chelsea a aligné sept entraîneurs différents sur la même période. Tottenham en compte six. La patience manque cruellement chez ces prétendants.
Seul Arsenal a fait un choix différent avec Mikel Arteta. Arrivé en 2019, l’entraîneur a construit un groupe solide jusqu’à décrocher le titre de Premier League la saison dernière après 22 ans d’attente. L’histoire du championnat évolue. La course au sommet reste plus ouverte que jamais.


