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Rachat de West Ham : Amanda Staveley trouve un accord avec Vanessa Gold, Daniel Kretinsky réplique et menace de tout bloquer

Amanda Staveley, futur propriétaire de West Ham après Newcastle

C’est un véritable séisme institutionnel qui secoue l’Est de Londres. Relégué en Championship et empêtré dans une crise de gouvernance majeure, West Ham United voit son avenir financier s’engager dans une bataille juridique et stratégique féroce. D’un côté, Vanessa Gold annonce la vente des 25 % de parts de sa famille au consortium dirigé par Amanda Staveley. De l’autre, le milliardaire tchèque Daniel Kretinsky crie au coup de force et menace de dégainer ses droits de préemption pour bloquer l’opération.

L’arrivée du duo Staveley – Ghodoussi

Trois ans après le décès de son père David Gold, figure tutélaire des Hammers, Vanessa Gold a officialisé la cession de la participation familiale (25 %) à un consortium formé par PCP Capital Partners (mené par Amanda Staveley et son mari Mehrdad Ghodoussi) et Ashland Forest Capital Partners, rapporte BBC Football.

Artisans majeurs du rachat de Newcastle par le fonds saoudien PIF en 2021, Staveley et Ghodoussi apportent une expertise managériale de premier plan avec un objectif clair : faire remonter immédiatement le club en Premier League.

« Amanda Staveley, Mehrdad Ghodoussi et PCP Capital Partners apporteront une vaste expérience et une compréhension approfondie. Mon ambition a été de veiller à ce que le club dispose des bons propriétaires pour retrouver sa place en Premier League. »Vanessa Gold

La riposte de Kretinsky : la bataille des droits de préemption

Mais l’accord est très loin d’être validé. Déjà actionnaire à hauteur de 27 % via son groupe EP, Daniel Kretinsky avait conclu un protocole d’accord en juin avec Vanessa Gold pour racheter ces mêmes parts, ce qui lui aurait permis de monter à 43 % et de devenir l’actionnaire majoritaire devant David Sullivan (38,8 %).

La réaction du milliardaire tchèque à l’annonce du deal avec Staveley ne s’est pas faite attendre, son porte-parole dénonçant une décision destructrice pour la stabilité du club :

« L’accord que nous avions conclu en juin assurait la stabilité du club à un moment crucial. L’annonce d’aujourd’hui fait exactement le contraire. Nous examinons toutes nos options, y compris l’exercice intégral de notre droit de préemption. »Porte-parole du groupe EP (Daniel Kretinsky)

En activant ses droits de préemption, Kretinsky — tout comme Sullivan — dispose de la priorité contractuelle pour s’aligner sur l’offre de Staveley et racheter les actions de Gold. Une procédure juridique complexe qui pourrait s’étaler sur plus de deux mois.

Le rapport de force entre les actionnaires de West Ham :

ActionnairePart actuellePosition dans le dossier de vente
David Sullivan38,8 %Actionnaire principal, fragilisé par des accusations externes qu’il nie.
Daniel Kretinsky (EP Group)27,0 %Veut bloquer Staveley via son droit de préemption pour devenir majoritaire (43 %).
Famille Gold (Vanessa Gold)25,0 %A signé un accord de vente avec le consortium d’Amanda Staveley.

Un club en pleine tourmente avant la reprise

Cette guerre de pouvoir intervient dans un climat explosif à Londres. Outre le choc sportif de la relégation en Championship, le club a été ébranlé par des révélations visant le coprésident David Sullivan (77 ans), accusé de comportements prédateurs à la suite d’une enquête menée par la BBC et The Times (des allégations qu’il a fermement démenties).

Kretinsky estimait que son accord initial apportait une clarté institutionnelle vitale, ayant notamment convaincu le capitaine Jarrod Bowen de rester au club malgré la descente. Cette nouvelle instabilité tombe au plus mauvais moment : West Ham lance sa saison ce samedi 8 août en Carabao Cup face à Portsmouth, avant un déplacement périlleux à Burnley pour l’ouverture du championnat.

Un bras de fer juridique qui menace le sportif

À une semaine de la reprise du Championship, West Ham se retrouve dans une position critique. L’arrivée d’Amanda Staveley offre une réelle expertise dans la gestion de crise et le redressement sportif, mais la volonté de Daniel Kretinsky de ne pas se laisser évincer transforme le dossier en maquis juridique. En faisant valoir son droit de préemption, le magnat tchèque peut bloquer l’entrée du consortium de Staveley tout en s’emparant du contrôle exécutif des Hammers. Si ce conflit de gouvernance venait à s’éterniser pendant le mercato estival, c’est la quête d’une remontée immédiate en Premier League qui pourrait en faire les frais.

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