Anthony Gordon marche sur l’eau. Longtemps contesté pour son manque de régularité, l’attaquant brille de mille feux avec l’Angleterre et sous ses nouvelles couleurs.
Quelle trajectoire incroyable. Il y a quelques mois encore, sa place dans le onze anglais n’était pas garantie. Tout a changé. Le joueur de 25 ans est devenu un élément clé pour Thomas Tuchel. Ses statistiques s’affolent. Selon les informations de Sky Sports, l’ailier totalise désormais dix implications sur des buts lors de ses dix dernières sélections. Une métamorphose totale.
La délivrance durant la Coupe du Monde
Son histoire récente a basculé durant le tournoi mondial. Après un début timide contre la Croatie et le Ghana, Gordon a perdu sa place de titulaire. Mais sa réaction a été immédiate. Dès son retour, il a offert deux passes décisives à Harry Kane face à la RD Congo. Le déclic était fait.
Il a ensuite marqué contre la Norvège, puis lors de la demi-finale face à l’Argentine. L’ancien joueur de Newcastle reste sur une série de quatre matchs consécutifs avec au moins un but en sélection. Du jamais vu pour un joueur anglais hors Harry Kane depuis près de six ans. Sa confiance est immense.
Ce rendement tranche avec ses difficultés passées en Premier League. Lors de son ultime saison chez les Magpies, il n’avait enregistré que cinq implications sur des buts hors penalty. Gordon a confié avoir souffert d’un manque de respect des supporters envers son intelligence de jeu avant son départ.
L’appel de Barcelone et de la Liga
Le FC Barcelone a flairé le bon coup. Deco et Hansi Flick ont validé son transfert pour un montant double de celui de Marcus Rashford. Un pari osé mais réussi. Gordon est devenu le premier Anglais recruté par le Barça depuis Gary Lineker il y a quarante ans. Son intégration est fulgurante. Il parle déjà espagnol.
Ses débuts en Espagne confirment son talent. Il compte déjà quatre passes décisives en six matchs de championnat. En Ligue des champions la saison passée, il avait inscrit dix buts en douze rencontres. Seuls Kylian Mbappé et Harry Kane avaient fait mieux. Son intensité impressionne. Le voilà enfin au sommet de son art.

