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Arsenal : Le Taux de Blessures est-il tenable ? Les 93 blessures qui menacent la course au titre

Mikel Arteta, l'entraineur d'Arsenal

La défaite concédée face à Aston Villa dans les arrêts de jeu a rappelé à Arsenal la fragilité de sa position de leader. Malgré le retour en force de Manchester City, l’équipe de Mikel Arteta domine toujours la Premier League et la Ligue des champions. Cependant, une menace persistante et profonde plane sur l’Emirates Stadium : un taux de blessures récurrent et insoutenable. En additionnant les deux dernières saisons, Arsenal a subi plus de 90 blessures, un fardeau qui pourrait faire basculer une saison jusqu’ici exceptionnelle.

📉 Un triste record : 93 blessures en 18 mois

En plus de dominer les classements sportifs, Arsenal se rapproche d’une autre première place peu enviable : le nombre de blessures selon Sky Sports.

SaisonTotal de Blessures (Approx.)Classement PL
Saison dernière672e (derrière Brighton)
Cette saison (Jusqu’à présent)262e (derrière Leeds)
Total (18 mois)93Un des plus élevés en Europe

Cette saison, 14 joueurs, soit plus de la moitié de l’effectif, ont été écartés, dont des piliers comme Martin Ødegaard, Bukayo Saka et Gabriel Martinelli.

Actuellement, la liste des absents inclut quatre joueurs, dont trois défenseurs centraux : William Saliba, Gabriel Magalhaes et Cristhian Mosquera.

🔗 L’effet domino : Les blessures regroupées par poste

Le problème d’Arsenal n’est pas seulement le volume, mais la concentration des blessures sur des postes clés, forçant l’équipe à improviser et à surcharger d’autres joueurs.

  1. En Défense Centrale : La perte simultanée de Gabriel, Saliba et Mosquera a été particulièrement préjudiciable. L’instabilité à Villa Park était patente, l’équipe ayant aligné sa sixième paire de défenseurs centraux différente de la saison (Timber et Hincapie). Arsenal a concédé des occasions équivalentes à 2,16 buts attendus (xG) lors du match, soulignant une vulnérabilité inhabituelle.
  2. En Attaque : La blessure de Kai Havertz en début de saison a alourdi la charge de travail de Viktor Gyökeres. La blessure de ce dernier a ensuite forcé le milieu de terrain Mikel Merino à être repositionné en attaque, créant une fatigue visible, comme en témoigne son remplacement à la mi-temps contre Villa.

🤔 Responsabilité et Facteurs Explicatifs

Qui est le coupable ? Le service médical est sous pression, mais la complexité du problème empêche de désigner un seul responsable :

  • Charge de travail d’Arteta : La fréquence des blessures aux ischio-jambiers la saison dernière suggérait un surentraînement. Bien qu’Arteta ait invoqué le « manque de rotation » et des blessures « hors de son contrôle », la surcharge des joueurs clés est une réalité.
  • Intensité et calendrier : L’intensification du jeu en Premier League et le calendrier surchargé augmentent inévitablement le risque de blessure.
  • Malchance : Certains revers, comme les blessures à l’épaule d’Ødegaard ou à la cheville de Mosquera, relèvent simplement d’une mauvaise réception ou d’un accident.

🔑 La stratégie pour freiner l’hémorragie

Malgré la récente baisse de forme, Arsenal peut encore capitaliser sur son avance. La priorité immédiate est de préserver l’énergie de l’effectif.

  1. Rotation en LDC : Après avoir pris 15 points sur 15 en Ligue des champions, le match de mercredi contre le Club Bruges est l’occasion idéale de faire tourner l’effectif et de donner la priorité au championnat.
  2. Retour des blessés : Arsenal espère récupérer Saliba, Gabriel et Havertz avant le match de samedi contre les Wolves.
  3. Semaine de repos : Après les Wolves, l’équipe bénéficiera du luxe rare d’une semaine de repos (hors trêve internationale) avant d’affronter Everton. Cette période sera vitale pour la récupération et la prévention des blessures.

La solidité de la saison d’Arsenal dépendra de sa capacité à gérer cette série de blessures qui, si elle se poursuit, pourrait rendre la course au titre insoutenable.

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