Malgré la douleur légitime d’un dénouement si abrupt, Mikel Arteta s’est présenté face aux médias à la Puskás Aréna. Entre immense fierté pour ses soldats et frustration liée à l’arbitrage, le technicien espagnol veut déjà projeter son club vers l’étape supérieure.
Le scénario : Des regrets et un penalty oublié
Le commando d’Arteta avait pourtant entamé cette finale de la manière la plus parfaite possible. Dès la 6e minute, Kai Havertz climatisait le virage parisien en reprenant un ballon au premier poteau pour ouvrir le score. La suite a donné lieu à une intense bataille tactique, verrouillée, où le PSG a fini par égaliser sur penalty en seconde période.
Au-delà de la loterie des tirs au but, Arteta a pointé du doigt un tournant majeur de la rencontre : un penalty légitime non sifflé sur Noni Madueke.
« Nous avons très bien entamé le match. Nous avons marqué rapidement, puis nous avons eu d’autres occasions. C’est tout à l’honneur du PSG, dont le niveau nous a obligés à jouer dans des situations complexes. Ensuite, il ne s’est pas passé grand-chose, ils n’ont pas eu d’occasion franche, hormis deux pertes de balle de notre part. Mais il y a une autre décision importante concernant Noni, sur le penalty non sifflé… Aux tirs au but, tout peut arriver. Malheureusement, nous n’avons pas été assez bons pour conclure. » — Mikel Arteta (BBC Football)
Un manager éternellement reconnaissant
Malgré les larmes dans le vestiaire londonien, l’entraîneur des Gunners a tenu à rappeler le caractère exceptionnel de la saison de son groupe, qui a ramené Arsenal au premier plan national et européen.
Le bilan d’une saison historique pour Arsenal (2025/26) :
| Compétition | Résultat Final | Impact Institutionnel |
| Premier League | Champion | Premier titre national depuis les Invincibles de 2004. |
| Ligue des Champions | Finaliste | Première finale depuis 2006, acquise au terme d’un parcours d’élite. |
| Cohésion d’équipe | Sommet historique | Un groupe uni au quotidien face aux épreuves. |
« Même si je remerciais mes joueurs un million de fois, ce ne serait pas suffisant », a confié le coach avec émotion. « Maintenant, je crois que c’est de la souffrance. Nous devons l’accepter, nous devons surmonter cette épreuve. Et à un moment donné, nous devrons transformer cette douleur en motivation pour progresser et atteindre un niveau supérieur. »
Demain, place à la gloire dans les rues d’Islington
Le football ne laisse pas le temps de s’apitoyer. Dès ce lundi, les Gunners retrouveront le Nord de Londres pour communier avec leur public. La défilé de la victoire pour célébrer le titre de champion d’Angleterre est maintenu dans les rues d’Islington. Une parade qui s’annonce mémorable, même si le cœur sera forcément un peu lourd au départ.
« Les supporters méritent d’être proches de l’équipe et de pouvoir exprimer leurs sentiments envers chaque joueur. C’est difficile d’y penser pour le moment, mais j’espère que demain sera meilleur », a conclu Arteta.
La fin d’un cycle, le début d’un règne
Échouer aux tirs au but en finale de la Ligue des champions est une cicatrice qui met du temps à se refermer. Mais l’analyse froide de cette saison place Arsenal parmi les trois plus grands monstres d’Europe. Le club n’est plus un outsider séduisant ; il est un champion d’Angleterre respecté et redouté. La frustration liée au penalty de Madueke et la cruauté de la séance des tirs au but doivent servir de carburant pour l’exercice 2026/27. En attendant, les joueurs ont le devoir de savourer leur triomphe national lors de la parade d’Islington. Ils ont écrit l’histoire, et ce n’est que le premier chapitre.



