À la veille de fouler la pelouse de Wembley pour la finale de la Carabao Cup, l’air du nord de Londres est chargé d’une électricité particulière. Pour Mikel Arteta, ce dimanche n’est pas qu’une simple finale contre l’ogre Manchester City ; c’est le moment de vérité pour un groupe qui en a assez d’être qualifié d’« éternel second ».
Plus qu’une finale, une nécessité
Le temps passe vite dans le football de haut niveau, et six ans sans trophée majeur commençaient à peser lourd sur les épaules d’Arsenal. Pour Mikel Arteta, cette finale de League Cup (Carabao Cup) est le remède idéal contre les fantômes du passé. Face aux journalistes ce vendredi, l’Espagnol de 43 ans a affiché une sérénité presque provocatrice.
« Quand on se trouve dans cette situation depuis des années sans remporter de trophée, cela ajoute à la nécessité, mais aussi à la motivation. C’est quelque chose que nous cherchons à réaliser depuis un certain temps. Je suis prêt et confiant. » — Mikel Arteta (Reuters)
Le complexe d’infériorité est terminé
Si Manchester City a dominé outrageusement le football anglais ces dernières années (6 titres de PL sur les 7 dernières saisons), la dynamique a changé. Les Citizens n’ont plus battu Arsenal lors de leurs quatre dernières confrontations. Mieux encore, les Gunners abordent ce choc avec une série d’invincibilité de 14 matchs toutes compétitions confondues.
Arsenal vs Manchester City : Le rapport de force en 2026
| Compétition / Stat | Arsenal | Manchester City |
| Position Premier League | 1er (9 pts d’avance) | 2ème |
| Série en cours | 14 matchs sans défaite | Éliminé de C1 par le Real |
| Dernier face-à-face | Victoire (ou nul) | Pas de victoire en 4 matchs |
| Objectif de saison | Quadruplé historique | Sauver la saison nationale |
Wembley, le théâtre des rêves (et des revanches)
L’histoire est ironique. En 2018, Arteta était assis sur le banc d’en face, en tant qu’adjoint de Pep Guardiola, pour voir City balayer Arsenal en finale de cette même compétition. Huit ans plus tard, il est le commandant en chef d’une armée qui semble enfin prête à renverser le maître.
Interrogé sur son éventuel « trac », Arteta a balayé l’idée d’un revers de main : « Excité. Enthousiaste. Positif. » Pour lui, le mot « pression » a été remplacé par celui d' »opportunité ». Une victoire dimanche ne serait pas seulement un trophée de plus ; ce serait le déclic psychologique nécessaire pour aller chercher la Premier League, la FA Cup et la Ligue des Champions.


