Arsenal a officiellement validé son billet pour la finale de la Ligue des champions à Budapest en disposant de l’Atlético de Madrid (1-0). Vingt ans après la finale perdue de 2006, les Gunners retrouvent les sommets européens. Et si la quête du titre national face à Manchester City a longtemps occulté ce parcours, l’invincibilité affichée par les hommes de Mikel Arteta sur la scène continentale est tout simplement historique.
Un silence assourdissant de maîtrise
Alors que toute l’Angleterre a les yeux rivés sur le duel à distance contre Manchester City, Arsenal a réalisé l’impensable : atteindre la finale de la plus prestigieuse des compétitions sans concéder la moindre défaite. En quatorze rencontres, les Gunners n’ont jamais vacillé, écartant avec une « implacable discrétion » des cadors comme le Bayern Munich ou l’Inter Milan.
Mardi soir, l’Emirates Stadium s’est transformé en une véritable cocotte-minute. Des fumigènes à l’arrivée du bus aux chants incessants, l’ambiance a porté les joueurs vers ce succès minimaliste mais ô combien significatif. Un but de Bukayo Saka en première mi-temps a suffi à doucher les espoirs de Diego Simeone (victoire 2-1 au cumulé).
Les chiffres d’un mur d’acier
Si Arsenal brille en attaque, c’est sa solidité défensive qui l’envoie en Hongrie. Avec seulement six buts encaissés sur l’ensemble du parcours, les Londoniens ont érigé une muraille devant David Raya.
Le parcours record des Gunners en Ligue des Champions (Saison 2025/26) :
| Statistique | Performance |
| Série d’invincibilité | 14 matchs (Nouveau record du club) |
| Clean Sheets | 9 sur 14 matchs |
| Buts encaissés | 6 buts seulement |
| Dernière finale | 2006 (il y a 20 ans) |
L’audace récompensée : Le pari Lewis-Skelly
Au milieu de cette tempête de pression, Mikel Arteta a surpris son monde en maintenant sa confiance au jeune Myles Lewis-Skelly (19 ans). Pour sa deuxième titularisation seulement à ce poste, le gamin de la formation a affiché une maturité déconcertante aux côtés d’un Declan Rice élu homme du match.
« Quand on a mené 1-0, j’ai su qu’on allait gagner. Je sentais que quelque chose de spécial se préparait. » — Declan Rice (BBC Football)
Devant, Viktor Gyökeres a confirmé sa montée en puissance. S’il n’a pas marqué, son travail de sape et son implication sur le but de Saka ont prouvé qu’il était enfin devenu le pivot essentiel de cette attaque.
Le mirage du doublé devient réalité
Le timing est presque trop parfait. Vingt-quatre heures après le match nul de City à Everton, Arsenal compte désormais cinq points d’avance en tête de la Premier League. Le vent a tourné. La déception des trois deuxièmes places consécutives semble s’effacer devant l’opportunité de réaliser le plus grand exploit de l’histoire du club.
Une maturité nouvelle
Ce qui frappe chez cet Arsenal version 2026, c’est sa capacité à gérer les émotions. Là où les équipes précédentes auraient « craqué » sous la pression populaire de l’Emirates, les joueurs d’Arteta ont géré chaque ballon avec une froideur chirurgicale. « Cette case est cochée », a glissé un Arteta fier, mais déjà tourné vers la suite. Le club a franchi un cap mental : il ne se contente plus de bien jouer, il sait désormais gagner « laid » quand il le faut. Avec trois matchs de championnat à venir et une finale à Budapest, le Nord de Londres s’apprête à vivre le mois le plus intense de son existence.


