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Arsenal s’échappe en tête et défie les calculs de Pep Guardiola

William Saliba défenseur d'Arsenal

Alors que le club londonien compte désormais six points d’avance sur Manchester City, l’odeur d’un premier titre depuis 2004 commence sérieusement à embaumer les travées de l’Emirates Stadium. Mikel Arteta et ses hommes ont prouvé qu’ils avaient les épaules pour supporter le poids de l’histoire, balayant d’un revers de main les critiques et les moqueries des dernières semaines.

Un vent de révolte après le ridicule

Il y a encore deux semaines, Arsenal était la risée des réseaux sociaux. Entre la vidéo virale d’un supporter buvant dans une bouteille étiquetée « larmes d’Arsenal » et les piques d’Erling Haaland sur Snapchat qualifiant le jeu des Gunners d’« ennuyeux », le doute aurait pu s’installer. Mais la réponse sur le terrain a été cinglante.

Après avoir repris la tête face à Newcastle, les Gunners ont transformé la réception de Fulham en une véritable démonstration de force, malgré la fatigue d’un retour tardif de Madrid jeudi soir. « Nous avons montré le genre d’équipe que nous sommes », a savouré Mikel Arteta après la rencontre.

Le chiffre qui fait mal : 79,7 %

C’est la sentence de l’intelligence artificielle d’Opta : Arsenal a désormais 79,7 de chances de remporter la Premier League. Un basculement statistique majeur qui s’explique par deux facteurs : l’avance comptable et, surtout, un calendrier qui semble beaucoup plus clément que celui des Cityzens.

Le duel à distance : Les calendriers restants

ClubMatch 1Match 2Match 3Match 4Match 5
ArsenalWest Ham (E)Burnley (D)Crystal Palace (E)
Man. CityEverton (E)Brentford (E)C. Palace (D)Bournemouth (E)Aston Villa (D)

L’attaque à outrance comme nouvelle arme

Critiqué pour ses victoires minimalistes (10 succès par un seul but d’écart cette saison), Arsenal a changé de braquet. En s’imposant 3-0, les Gunners ont porté leur avantage à +4 sur City à la différence de buts. Dans une course aussi serrée, chaque but compte, et Arteta semble avoir abandonné la prudence pour une « attaque à outrance » salvatrice.

Si Manchester City possède encore deux matchs en main, l’erreur est désormais interdite pour les hommes de Pep Guardiola. Pour Wayne Rooney, le débat est tranché : Arsenal est le grand favori. À l’inverse, Joe Hart veut encore croire au miracle pour son ancien club.


La fin du complexe d’infériorité ?

Arsenal ne se contente plus de mener, Arsenal domine. La soif de victoire évoquée par Arteta est palpable. En réussissant à enchaîner après un combat européen épuisant contre l’Atlético, les Londoniens ont prouvé qu’ils avaient enfin la profondeur de banc et la maturité mentale qui leur faisaient défaut les années précédentes. La réception de Burnley le 18 mai pourrait bien être le théâtre d’une fête nationale pour les fans des Gunners, à condition de ne pas trébucher face aux Hammers le week-end prochain.

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