L’art de couper le bruit médiatique et logistique
Retards d’avions, rumeurs de changements d’horaires de dernière minute, climat hostile… Rien ne semble pouvoir perturber la marche en avant du technicien allemand. Interrogé sur les complications logistiques liées au voyage vers le Mexique, Tuchel a balayé les doutes d’un revers de main, révélant que ses joueurs avaient été totalement préservés de cette agitation.
« C’est souvent le cas, il y a tellement de bruit. Mais quand on est dans la bulle, c’est en fait assez calme et très concentré. Plus le bruit est fort, plus les stades sont grands, plus la tension est forte – plus la préparation est sereine. Les joueurs n’étaient même pas au courant d’un possible changement d’horaire. Trois heures et demie plus tard, vous atterrissez au Mexique et l’horaire du coup d’envoi reste le même. Il ne faut pas perdre la tête. » — Thomas Tuchel (BBC Football)
L’Allemand sait que son équipe devra faire face à des facteurs extérieurs contraignants, mais il refuse de s’en servir comme excuse : « L’altitude, le public à domicile, c’est comme ça. Ce n’est pas de notre côté. Il nous faut surmonter les obstacles. Mais nous avons le mental, l’engagement, la volonté et la cohésion d’équipe pour y parvenir. C’est pourquoi je suis optimiste. »
Une aventure humaine qui le fait se sentir « pleinement vivant »
Au-delà de la stricte dimension tactique, l’ancien manager de Chelsea et du Bayern Munich s’est livré comme rarement sur son ressenti personnel pour sa toute première phase finale de Coupe du monde. Loin de la froideur qu’on lui prête parfois, Tuchel savoure chaque seconde de cette aventure humaine et sportive sur les terres mythiques du football aztèque.
« C’est une expérience incroyable. Je vis dans une bulle, je fais ce que j’aime le plus au quotidien, entouré de ces joueurs exceptionnels et de ces personnalités extraordinaires que j’ai sélectionnés », a confié l’homme de 52 ans avec une sincérité désarmante. « Se retrouver dans un lieu comme celui-ci, savoir qu’on est dans un endroit mythique et qu’on a la chance d’y participer… J’en suis très reconnaissant. Ça me donne le sentiment d’être pleinement vivant. »
Le costume de sélectionneur lui va à ravir
Thomas Tuchel est souvent décrit comme un entraîneur de club de premier ordre, un bourreau de travail usé par le quotidien des transferts et de la politique interne des clubs. Cette conférence de presse prouve que le costume de sélectionneur national lui offre une bouffée d’oxygène salvatrice. En se concentrant exclusivement sur le terrain et la gestion humaine de ses 26 élus, il a trouvé un équilibre parfait. Face au défi mexicain, cette sérénité presque mystique est le meilleur bouclier possible pour l’Angleterre. Si les joueurs parviennent à s’imprégner de ce calme olympien au moment où l’ambiance du stade s’embrasera, les Three Lions seront très difficiles à renverser.



